Le Faux Henry


Commandant Henry






Le Faux Henry était un faux document de communication entre l’attaché allemand, Schwartzkoppen, et l’attaché italien, Panizzardi, qui impliquait Dreyfus comme le traître juif de la France. Le document était en réalité écrite par le commandant Henri du Bureau d’Intelligence pour prévenir une révision du procès de Dreyfus. Le Faux Henry était utilisé publiquement dans le cour pour la première fois pendant le procès de Zola, dans lequel l’armée a refusé de rendre public le document. Cette action a crée une controverse dans la presse française. Tandis que la presse anti-dreyfusiste utilisait Le Faux Henry pour renforcer son attaque contre Dreyfus, la presse dreyfusarde l’utilisait pour exposer la corruption de l’armée française.

Quand la condemnation de Zola était annulée le 3 avril 1898, la bataille de la presse a augmenté. La presse libérale a trouvé que cette action avait démontré qu’il existait encore un peu de justice dans la France. Pourtant, la presse conservatrice était enflammée. La Libre Parole a accusé le "Syndicat Juif" d'avoir causé l’annulation, et L’Intransigeant a appelé les juges "des traîtres d’un Cour de Cancellation."

Le Siècle a répondu avec deux révélations sensationnelles. Premièrement, le journal a publié un éditorial signé par «Un Diplômât» qui disait que l’innocence de Dreyfus était soutenu parmi les rangs des diplômâtes et que ces diplômâtes trouvaient que les anti-dreyfusards français étaient des idiots. Dans la deuxième révélation, Le Siècle a publié le nom de l'auteur de l’article: le journaliste Henri Cassella, un ami de Panizzardi.

On voyait plusieurs changements gouvernementaux à cette époque. Méline, qui recevait beaucoup de critiques au sujet de l’Affaire Dreyfus, a démissionné. Brisson l’a remplacé comme chef de la Chambre des Députés. Pour assurer la popularité de son cabinet, Brisson a nommé Godefroy Cavaignac, un anti-dreyfusardvocal, comme Ministre de la Guerre. Au même temps, Drumont, l’antisémite et l’anti-dreyfusard de La Libre Parole, était élu à la Chambre, et le républicain Jean Jaurès a perdu son siège. Pourtant, le rôle de Jaurès dans l’Affaire Dreyfus agrandissait. Il a commencé à écrire pour La Petite République, un journal dreyfusard.

Cavaignac, croyant sincèrement en la culpabilité absolue de Dreyfus, a préparé un discours pour la Chambre. En citant Le Faux Henry, il dénonçait Dreyfus comme un traître sans aucun doute.

La presse a réagi immédiatement. La presse conservatrice a vu présenté le discours comme le coup de grâce contre le mouvement dreyfusard tandis que la presse libérale a attaqué l’authenticité du document et l’intelligence de Cavaignac.

Quand Zola a été de nouveau condamné et le est parti pour l’exil en Angleterre le 18 juillet 1898, la cause dreyfusarde semblait perdue. Pourtant, elle a gagné du soutien avec deux événements cruciaux : Esterhazy était arrêté après avoir volé de l’argent de son cousin, et on a déterminé que des amis d’Esterhazy avaient essayé d’empêcher une révision du procès de Dreyfus.

Pour apporter des renforts au mouvement dreyfusard, Jean Jaurès a publié une série d’articles appelés «Les Preuves,» des études scrupuleuses des documents du procès Dreyfus. Il a démontré que Le Faux Henry était une contrefaçon et que le bordereau était écrit par Esterhazy.

À la fin d’août, la plupart des libérales et socialistes étaient convaincues que Le Faux Henry était un document fabriqué. Cavaignac a ordonné une étude du dossier Dreyfus et il a déterminé que Commandant Henry était le vrai auteur. Henry était arrêté le 30 août et il s’est suicidé en prison.

La révélation d’Henry comme l’auteur du document a diminué la puissance de la lutte contre la révision du procès Dreyfus. On voyait cette tendance dans la presse. Pendant que les ventes de L’Intransigeant ont baissé de 200,000, les ventes de L’Aurore augmentaient par le même nombre. Drumont essayait de justifier les actions d’Henry en disant que le commandant était conduit à la démence par les actions brutales du syndicat dreyfusard.

Pourtant, c’était après l’incident d’Henry que les journaux qui avaient été conservateurs envers l’affaire auparavant ont commencé a se pencher du côté dreyfusard pour la première fois. Le Figaro, qui, avant cet épisode refusait de prendre un côté de la controversé, est devenu dreyfusard. Le Temps s’est engagé pour la première fois dans la lutte pour la révision du procès de Dreyfus. L’entrée de ces deux journaux, respectés par les intellectuel catholiques et libéraux, a contribué fortement à la cause pour la révision.

La démission de Cavaignac et la fuite d’Esterhazy à Londres ont ajouté à la puissance du côté dreyfusard. L’Observerde Londres a publié la confession d’Esterhazy, et après peu de temps Esterhazy a écrit sa propre brochure pour expliquer les détails de ses actions. Cet aveu était suivi par l’article de Joseph Reinach, «Pourquoi Esterhazy a Pris la Fuite,» dans Le Siècle. Cet article a ajouté à «J’accuse» de Zola en prononçant qu’il y avait un complot énorme parmi les officiers de l’armée.

Après ces événements, le cabinet de Brisson n’avait pas d’autre choix que de donner le procès de Dreyfus au Cour de Cassation. Brisson a tout de suite démissionné et la révision du procès déroulait.
 
 

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